To-Don’t

Like a lot of my projects, the To-Don’t series has been years and years in the making. It started a decade ago when I was still in college and also working at an ad agency. I felt completely overwhelmed with my endless to-do lists. The amount of reading alone I needed to do for grad school felt like too much, throw in a ruthless work environment with unrealistically quick turn-around, I felt like I was constantly drowning. To manage my stress, I would sit at my desk and write to-do lists, which increasingly included nonsensical items. Over the year, these lists have become pure fantasy. I write to-do lists for imaginary people, sometimes they create miniature stories, other times they explore psychological dramas. Often, they are just an amalgamation of random snippets I overhear from movies, podcasts, social media, graffiti, or overheard conversations. Every time I’ve moved, the first thing I’ve done in my new place is establish a fresh wall of to-do lists. My favorite place to exhibit is in my bathroom, where I find a captive audience for a period of time.

Comme beaucoup de mes projets, la série « To-Don’t » est le fruit d’un travail de longue haleine, étalé sur des années. Tout a commencé il y a dix ans, alors que j’étais encore à l’université tout en travaillant dans une agence de publicité. Je me sentais totalement submergée par mes interminables listes de choses à faire. Rien que la quantité de lectures requises pour mes études supérieures me semblait insurmontable ; si l’on y ajoutait un environnement professionnel impitoyable aux délais intenables, j’avais l’impression de me noyer en permanence. Pour gérer mon stress, je m’asseyais à mon bureau et je rédigeais des listes de tâches qui, peu à peu, ont commencé à inclure des éléments absurdes. Au fil du temps, ces listes ont basculé dans la pure fantaisie. J’écris des listes de tâches pour des personnages imaginaires : parfois, elles esquissent des histoires miniatures ; d’autres fois, elles explorent des drames psychologiques. Souvent, elles ne sont qu’un assemblage de bribes disparates glanées ici et là — dans des films, des podcasts, sur les réseaux sociaux, des graffitis ou au détour de conversations surprises. À chaque déménagement, la première chose que je fais dans mon nouveau logement est d’installer un nouveau mur de listes de tâches. Mon lieu d’exposition favori reste ma salle de bains, où je suis assurée de trouver un public captif pendant un certain temps.

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